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Déléguer l’administratif de votre organisme de formation : ce que vous gardez, ce que vous confiez

Publié le 6 min de lecture

Pour déléguer l’administratif d’un organisme de formation sans tout revérifier, gardez ce qui engage l’organisme (les prix, le choix des formateurs, les impayés), confiez à l’équipe et aux outils ce qui se répète, et nommez pour chaque tâche une personne qui vérifie, toujours le même jour. Vous ne voyez plus que ce qui bloque.

Des dossiers administratifs sont confiés à un collègue, tandis qu’un repère de décision reste près du carnet du dirigeant.

Confier un process sans avoir à le reprendre.

Un seul process à la fois, avec la personne qui s’en occupe. L’automatisation vient une fois la règle écrite et la vérification confiée.

  1. 01

    Choisir le process

    Celui qui vous pèse le plus en ce moment, et pas un de plus.

  2. 02

    Le regarder avec celui qui le fait

    Comment ça se passe un jour ordinaire, dossier par dossier, sans chercher de coupable.

  3. 03

    Écrire la règle

    Les étapes, ce qui peut attendre, et le moment à partir duquel on vous prévient.

  4. 04

    Nommer qui vérifie

    Une personne, toujours le même jour, et une liste courte de ce qui bloque.

  5. 05

    Automatiser ce qui se répète

    Une fois la règle validée, les relances, la collecte des pièces et les rapprochements, pour rendre du temps à la personne qui s’en charge.

  6. 06

    Vérifier que ça tient

    Quelques semaines à regarder si le process tourne sans que personne ait à relancer, avant d’en ouvrir un autre.

Schéma type. Selon le process et la taille de votre équipe, certaines étapes vont plus vite que d’autres.

Vous avez confié les relances des pièces manquantes à quelqu’un de votre équipe il y a quelques mois, et dans l’ensemble, ça marche. Pourtant, la veille de chaque entrée en formation, vous rouvrez les dossiers un par un, le soir, parce que vous ne seriez pas tranquille autrement.

Et vous vous dites sûrement que vous devriez mieux savoir déléguer. Je vais être honnête : je crois que le problème vient rarement de vous, et presque jamais de la personne à qui vous avez confié la tâche. Quand on délègue l’administratif d’un organisme de formation, on transmet le travail, mais rarement la règle qui va avec, et encore moins le nom de celui qui vérifie, et c’est ce trou-là qui vous ramène devant l’ordinateur à dix heures du soir.

Alors on va reprendre ça process par process, avec, pour chacun, ce qui reste chez vous, ce que l’équipe peut prendre et qui s’assure que c’est fait.

Ce que j’ai appris du côté de celui à qui on délègue

Depuis trois ans, je suis le bras droit d’une dirigeante d’organisme de formation, donc à la place de celui qui reçoit les dossiers à traiter et les relances à faire. Et j’y ai compris que, quand une information ne remonte pas, c’est très rarement par mauvaise volonté.

Le plus souvent, la tâche avait bien été confiée, mais personne n’avait dit à partir de quand il fallait prévenir, ni ce qui pouvait attendre, ni qui s’assurait que c’était fait. Alors chacun faisait au mieux avec ce qu’il avait compris, et le dirigeant découvrait le problème au moment où il devenait urgent.

Le cas le plus parlant, je l’ai vécu dans un organisme où j’ai travaillé : une sous-performance sur un poste central y est restée invisible plus de deux ans, parce que le volume d’activité la masquait. Personne ne l’avait cachée. Avec le recul, il manquait simplement quelqu’un chargé de regarder ce poste-là de près.

Pour moi, un process que personne ne vérifie n’est pas un process, c’est un fichier.

Ce que vous gardez, ce que l’équipe et les outils portent, et qui vérifie

La règle que j’applique est assez simple. Vous gardez ce qui engage l’organisme, c’est-à-dire les prix, le choix des formateurs et tout ce qui sort du cadre, et vous confiez tout ce qui se répète et peut s’écrire en une règle. Voici ce que ça donne sur les process qu’on retrouve dans presque tous les organismes de formation.

Ce que vous gardez Ce que l’équipe et les outils portent Qui vérifie, et quand
Les demandes et la vente. Les prix, les remises hors grille, et les formations que vous choisissez de vendre. Le rappel de chaque demande, l’envoi du devis type et la relance. L’outil range toutes les demandes sur une seule liste, avec leur provenance. Le commercial, chaque jour. Vous, le lundi, seulement les demandes qui attendent encore un rappel.
L’entrée en formation. L’accord pour un dossier qui sort du cadre, comme un financement inhabituel ou une demande que la règle ne prévoit pas. L’ouverture du dossier dès la signature, la liste des pièces envoyée au stagiaire et la relance de celles qui manquent. La personne chargée des dossiers, une semaine avant l’entrée. Vous, la veille, et seulement s’il reste un dossier incomplet.
Les émargements et l’assiduité. La réponse à donner quand un stagiaire décroche ou abandonne, surtout s’il est financé. Le formateur fait signer à chaque séance, et les feuilles arrivent au même endroit sans qu’on ait à les réclamer. La personne chargée des dossiers, chaque vendredi, session par session.
Les formateurs. Le choix de vos formateurs et leur tarif. Les contrats, les pièces à jour, le planning, et la comparaison de chaque facture avec les heures prévues. Le responsable pédagogique, avant chaque paiement.
La facturation et les financeurs. Ce qu’on fait d’un impayé qui dure : relancer encore, négocier ou passer à autre chose. Les factures émises à la date prévue, les relances aux financeurs et le rapprochement avec la banque. La personne qui suit la facturation, chaque semaine. Vous, le total non encaissé, chaque lundi.
La qualité et les audits. Ce que l’organisme promet, dans ses programmes et sur son site. Les preuves rangées le jour même, plutôt que rassemblées la veille de l’audit. Le référent qualité, ou votre consultant qualité, une fois par mois.

Vous remarquerez que vous apparaissez encore dans la dernière colonne, et c’est voulu. Vous gardez le contrôle, simplement vous ne regardez plus la même chose : une liste courte des cas bloqués, au lieu de tous les dossiers un par un.

La colonne du milieu parle de l’équipe et des outils, parce qu’une bonne partie de ce qui se répète peut s’automatiser une fois la règle écrite : la liste des pièces qui part toute seule à la signature, la relance au bout de quelques jours, les feuilles d’émargement rangées au bon endroit. Ces automatisations, je les construis moi-même, mais toujours après que la personne qui fait le travail a écrit la règle et que je l’ai relue avec elle, sinon on envoie simplement les mêmes erreurs plus vite. J’explique cet ordre sur la page Méthode.

Externaliser, ou d’abord écrire comment ça marche

Quand l’administratif déborde, la première idée, c’est souvent d’ajouter quelqu’un : une assistante, quelqu’un à temps partiel pour les dossiers, ou un prestataire qui reprend la gestion à distance. Ces solutions peuvent très bien marcher, et je ne vous dirai pas de vous en passer.

Seulement, si les règles vivent dans votre tête, la nouvelle personne n’a que deux options : vous poser la question à chaque étape ou deviner. Si elle vous interroge sur chaque dossier, vous n’avez rien délégué. Et si elle devine, ça tient un temps, jusqu’au jour où vous recommencez à tout revérifier derrière elle.

Ce qui change Ajouter une personne, sans rien écrire Écrire le fonctionnement, puis le confier
Où vivent les règles Dans votre tête, puis peu à peu dans la sienne Sur une page que toute l’équipe peut relire
Les premières semaines Elle vous interroge sur chaque dossier Elle suit la page et vous appelle sur les exceptions
Si elle s’en va Ce qu’elle a appris part avec elle La personne suivante reprend la page
Qui vérifie Vous, comme avant Une personne nommée, le même jour chaque semaine

En fait, les deux chemins ne s’opposent pas. Une fois le fonctionnement écrit, vous pouvez confier la gestion administrative à un salarié, l’externaliser chez un prestataire ou en passer une partie à un outil, et vous saurez exactement ce que vous lui demandez. Si vous en êtes à choisir quelqu’un pour automatiser, j’ai réuni les questions à poser à un prestataire. Et si c’est surtout la gestion des formateurs qui vous mange vos semaines, l’article sur les heures perdues avec les formateurs va plus loin.

Par où commencer cette semaine

Ne déléguez pas tout d’un coup. Prenez le process qui vous a coûté le plus de soirées le mois dernier, et asseyez-vous une heure avec la personne qui s’en occupe, pour écrire ensemble les étapes telles qu’elles se passent vraiment, ce qui peut attendre sans vous et le moment à partir duquel elle doit vous prévenir. Si vous ne savez pas lequel c’est, le relevé d’une semaine que je décris dans l’article sur la réduction des tâches administratives vous le dira.

Ensuite, mettez un nom et un jour à côté de la vérification, le vendredi par exemple, et tenez comme ça quelques semaines avant de toucher à autre chose. Et si vous ne savez pas encore quels chiffres regarder chaque lundi, l’article sur le pilotage sans usine à gaz en propose cinq.

Quand votre premier process tient, vous le sentez vite. La veille d’une entrée en formation, vous ne rouvrez plus les dossiers le soir, parce que vous savez déjà lesquels attendent une pièce et qui s’en occupe.

Si vous voulez le faire avec moi

C’est exactement mon travail, et il y a deux façons de commencer. La plus légère, c’est un premier pas sur un seul process, une à deux semaines, avec un rapport et une restitution.

Pour tout l’organisme, c’est le Clear Up Diag, huit jours répartis sur trois mois, pendant lesquels je regarde avec votre équipe comment les choses se font un jour ordinaire. À la fin, vous savez par écrit qui peut reprendre chaque tâche, et par quoi commencer.

Ensuite, sur chaque chantier, quelqu’un de chez vous écrit les règles, je les relis et vous les validez. On confie chaque vérification à une personne, puis je construis les automatisations et je forme votre équipe à s’en servir. Le déroulé est sur la page des offres, et vous restez libre de vous arrêter après le premier pas.

Pour aller plus loin Voir comment se passe le Clear Up Diag Vous y verrez comment on décide, process par process, qui peut reprendre chaque tâche, et l’entrée plus légère qui commence par un seul process.

Les questions qu’on me pose

Quelles tâches administratives déléguer en premier ?

Celles qui reviennent chaque semaine et qui suivent une règle que vous pouvez écrire en quelques lignes : la relance des pièces manquantes, la collecte des émargements, la comparaison des factures de formateurs avec le planning, les relances aux financeurs. Gardez pour vous les exceptions, et commencez par celle qui vous prend le plus de temps le soir.

Faut-il recruter une assistante administrative ou externaliser la gestion ?

Ça dépend surtout de votre volume, et les deux peuvent très bien marcher. Dans un cas comme dans l’autre, écrivez d’abord comment le travail doit se faire et qui vérifie, parce que c’est ce qui laisse la nouvelle personne avancer seule et vous évite de repasser derrière elle.

Comment déléguer sans tout revérifier derrière ?

En remplaçant le contrôle de chaque dossier par la lecture d’une liste courte. Chaque vérification a un nom et un jour, le vendredi par exemple, et ce qui vous remonte, ce sont seulement les dossiers bloqués, avec ce qui leur manque. Vous gardez la main, sans y passer vos soirées.

Qu’est-ce que le dirigeant doit forcément garder ?

Ce qui engage l’organisme et que personne ne peut trancher à votre place, c’est-à-dire les prix et les remises hors grille, le choix des formateurs, les dossiers qui sortent du cadre, ce qu’on fait d’un impayé qui dure et ce que l’organisme promet dans ses programmes. Et le choix de ce qu’on améliore ensuite, avec les faits sous les yeux.

Peut-on confier une partie de l’administratif à un outil ou à l’IA ?

Oui, une bonne partie de ce qui se répète : ouvrir le dossier d’un stagiaire dès la signature, envoyer la liste des pièces, relancer au bout de quelques jours, ranger les feuilles d’émargement, rapprocher les paiements. L’outil ne sait pas, en revanche, quand une exception mérite votre attention, alors la règle s’écrit avant, et c’est seulement ensuite que je l’automatise. L’IA peut aider à lire une pièce ou à préparer une relance, mais elle suit la même règle que le reste.

Combien de temps faut-il pour que la délégation tienne ?

Sur un seul process, quelques semaines suffisent souvent pour savoir si la règle tient. Quand je construis un chantier avec un organisme, on garde ce temps de vérification après la livraison, et c’est seulement ensuite qu’on passe au process suivant.

On en parle ?

Si cet article décrit ce qui se passe chez vous, prenez 30 minutes pour me le raconter. Je vous dirai franchement par où je commencerais, et si je suis la bonne personne pour vous aider.

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